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Télétravail : les clés pour convaincre son patron

Vous rêvez de travailler de chez vous deux jours par semaine ? Pas évident de trouver les bons arguments pour convaincre votre manager... Quelques conseils pour vous aider à viser juste.

Avant tout, ne vous précipitez pas dans le bureau de votre supérieur ! Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous devez au préalable préparer avec soin vos arguments et mener l'enquête. Votre entreprise est-elle favorable au télétravail ? D'autres salariés ont-ils réussi à devenir télétravailleurs ? Quels postes occupent-ils ? Bref, « tentez de savoir si vous êtes éligible », explique Cyril Slucki, fondateur du réseau Cyberworkers. Vous pourrez d'autant mieux orienter votre discours.

 

Les arguments qui font mouche :

=>  La productivité. Vous devez faire comprendre à votre hiérarchie que le télétravail est « un atout pour optimiser votre productivité », précise Serge Assayag, associé au sein du cabinet de conseil Weave. Soyez concret : expliquez que vous pourrez boucler plus rapidement tel dossier puisque vous ne passerez plus deux heures par jour dans les transports. Ou encore que vous serez mieux concentré chez vous, donc plus efficace, pour faire tel budget prévisionnel. Pour donner du poids à vos arguments, citez des exemples d'entreprises qui encouragent le télétravail et démontrez que cela n'a pas impacté les résultats de ses collaborateurs. Au contraire...

=>  Le cadre de travail. Rassurez votre employeur : expliquez où vous travaillerez et quels horaires vous effectuerez. L'objectif ? « Le convaincre que vous ne vous tournerez pas les pouces ! », précise Cyril Slucki. Précisez également le nombre de jours télétravaillés par semaine et arrangez-vous pour qu'au début, ces jours ne coïncident pas avec la réunion hebdomadaire. Ce n'est que peu à peu que vous pourrez éventuellement le convaincre de la faire en visioconférence.

=> La réduction des coûts. Mettez en avant que votre absence ponctuelle vous fera faire des économies sur vos frais de déplacement et que lui aussi sera gagnant puisqu'il pourra économiser par exemple sur les notes d'électricité ou de climatisation de votre bureau... Si vous souhaitez travailler à distance plus de trois jours par semaine, vous pouvez lui proposer qu'un autre collaborateur utilise votre bureau pendant votre absence.

=>  La période d'essai. Votre patron semble peu réceptif ? Ménagez-le ! Parlez plutôt d'une période d'essai en télétravail de deux mois et proposez-lui de vous évaluer à l'issue de cette période. Surtout, ne présentez pas votre projet comme s'il s'agissait d'un changement définitif. Enfin, ne lui demandez pas de travailler à distance le lundi ou le vendredi : il pourrait vous soupçonner de vouloir prolonger vos week-ends.

Les sujets à éviter :

=>  100 % disponible. « Il ne faut pas faire miroiter à son patron qu'on sera plus disponible en télétravail qu'au bureau », insiste Nicole Turbé-Suetens, fondatrice du cabinet de conseil Distance Expert. Le risque ? « C'est la bouteille à l'encre : le patron peut en profiter pour vous appeler à n'importe quelle heure... ». De manière générale, ne vous « vendez » pas comme un surhomme. Expliquez qu'avant de passer en télétravail, vous souhaitez qu'on vous précise les objectifs que vous avez à atteindre. « Et les critères sur lesquels vous serez évalué », ajoute-t-elle.

=>  Les outils. Mieux vaut ne pas trop insister sur les outils nécessaires au télétravail car ils représentent un coût pour votre employeur... « Passer en télétravail implique que votre entreprise vous équipe en ordinateur portable, téléphone, connexion internet..., énumère Serge Assayag. C'est un investissement pour elle. »

=>  La sécurité informatique. Le risque zéro de piratage n'existe pas. Ainsi, évitez d'aborder cet épineux sujet. « Cela risque de faire peur », commente Cyril Slucki. Quoiqu'il en soit, c'est au service informatique de votre entreprise de vous équiper en pare-feu et de sécuriser votre réseau wifi.

 

Aurélie Tachot © Cadremploi.fr - juin 2010

 


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